RAFFARINADE MUNICIPALE
à la Réunion
du conseil Municipal du 11 Décembre 2003
Depuis la démission de
Monsieur GARREL de son poste de
Président de R.C.L,
un commissaire aux
comptes aurait été nommé pour vérifier les comptes de cette
association.
Dans les couloirs de la Mairie, on entend des bruits, de part et
d’autre pour la plupart des élus (de la majorité) qu’il fallait, s’attendre
à un trou, voir même à un gouffre,on
comprend difficilement comment
la mairie a continuer d’octroyer des subventions (plus
de 2 millions de francs par an), sans aucun contrôle, il faut dire qu’avant le
coup d’état municipal du mois de juillet Madame GARREL était adjointe au maire
dans la liste de Jean Pierre GUILLAUME ce qui peut alors nous laisser penser
qu’à cette époque là on fermait les yeux.
On comprend encore bien moins comment, le Maire a décidé d’octroyer
une subvention de 30.000 euros en
acompte sur 2004, cette subvention servira t’elle à combler tout ou partie du
trou !!!!! IL SEMBLERAIT QU’ON ASSISTE A UN REGLEMENT DE COMPTE ELECTORAL.
A ce même conseil municipal,
le Maire devait se prononcer sur le
licenciement de l’ancienne secrétaire de mairie (aujourd’hui directeur des
services) présente au fond de la salle,
mais certaine de la décision qui serait
prise.
Le Maire dans son discours,
n’a pas hésité à licencier sans aucun état d’âme cette employée municipale, qui
occupait ce poste depuis plus de 30 ans.
Mais, pour ce faire, il n’a pas réfléchi au fait que cette dernière avait un salaire de
3500 Euros par mois auquel il faut
rajouter 2600 Euros de charges
sociales, soit un total de 6100 Euros par mois, salaire qu’il va falloir payer maintenant pendant 8
ans, pour un total de 585.600 euros soit 3.841.000 Frs. Comme pour RCL, nous
assistons là aussi à UN REGLEMENT DE
COMPTE ELECTORAL. A cette question
Gilles LACROIX demande au Maire de lire une déclaration concernant ce
licenciement et le Maire lui répond « si vous avez des commentaires
à faire vous les ferez à la fin de la réunion du conseil » aussitôt dit
aussitôt fait, et pour ne pas entendre
les remarques de Gilles LACROIX dans une salle du conseil municipal, le Maire
décide de prononcer la fin de la réunion du conseil municipal drôle de démocraties ?
Je demander alors à Gilles
LACROIX de me donner cette déclaration que vous pouvez lire dans son
intégralité
Monsieur le Maire, vous avez été réélu pour la deuxième fois au mois
de juillet, et dans votre programme, on pouvait lire « économiser au maximum le budget ». Parti comme c’est
parti, il y a de grandes chances que la commune soit en faillite avant la fin
de votre mandat.
NONCE BENIELLI
Monsieur le Maire, une fois n’est pas coutume, nous nous abstiendrons sur le DM2 que vous nous présentez aujourd’hui.
En effet, même si nous
maintenons notre avis général sur le Budget Municipal, avis qui nous avait
conduit à le rejeter lors de son examen au printemps dernier, nous considérons que
cette décision modificative n’est pas marquée des mêmes tares puisque aussi
bien, elle marque une reprise des investissements et une diminution de la
section de fonctionnement, certes dues à des raisons extérieures, mais que nous
appelions, avec force, de nos vœux.
Par ailleurs, nous constatons
dans votre rapport l’inscription en investissement de trois opérations
nécessaires et urgentes, l’amélioration des chaufferies dans les écoles,
l’amélioration des cantines et la réalisation de deux terrains de basket, (où
seront-ils situés ?), ainsi que l’arrivée prochaine de subventions
départementales liées aux travaux de proximité engagés par la ville.
Dans ce contexte, nous nous
abstiendrons sur ce rapport car malgré les réserves d’ordre général qu’il est
nécessaire de formuler, relativement à la gestion du budget municipal, nous
considérons qu’il ne faut pas accabler le pécheur et au contraire l’encourager
dans la voie de son amélioration. On est cependant loin encore de la rédemption
budgétaire…
Il me paraît tout d’abord
significatif, comme une sorte de lapsus calami, de faire remarquer au
Rapporteur que le dossier fait mention en titre de la création d’un poste et
qu’en fait deux seront crées, car dans l’attente de l’avis du CTP, il est
hasardeux de se prononcer sur la disparition effective du poste d’agent
d’entretien, alors même que le manque de personnel d’entretien se fait sentir
dans les écoles par exemple.
Deux nouveaux postes vont donc
être crées sur la justification desquels il est difficile de se prononcer
lorsque l’on ne manage pas les équipe dans lesquelles ils vont s’insérer. C’est
notamment vrai pour le poste d’Agent Technique.
En ce qui concerne le poste
de Directeur des Ressources Humaines, il paraît plus contestable dans une
collectivité de la taille de Rognac.
Jusqu’à présent, le Directeur
Général des Services en faisant office, secondé en cela par ses collaborateurs
(Directeur des Services Techniques par exemples ?), et il aurait été plus
raisonnable de continuer dans cette voie, plutôt que d’engager de nouvelles
dépenses de fonctionnement. S’il s’agissait d’obtenir un avis sur la gestion
prévisionnelle de la masse salariale et des compétences, n’aurait-il pas été
plus judicieux d’engager un audit et de s’adjoindre les services ponctuels d’un
cabinet spécialisé ?
Pourquoi préférer la facilité
de la dépense au souci de l’efficacité et de l’adaptabilité du
dispositif ? Un Directeur des Ressources Humaines à temps plain ne se
justifie pas à Rognac, il va de surcroît conduire à la poursuite naturelle du
processus qui conduit à renforcer toujours plus le poids du fonctionnement car
on a du mal à concevoir qu’il puisse réfléchir à l’amélioration d’une situation
qui rendrait à terme son poste superflu…
Mes chers collègues, mesdames
et messieurs du public, je souhaiterais profiter de ce dossier pour m’élever
avec fermeté contre la décision du Maire de notre ville de mettre à la porte
une employée municipale emblématique, la plus haut en grade de la hiérarchie du
personnel municipal, Madame VIELLEDENT.
Après plus de trente-deux ans
de bons et loyaux services, à trois ans de la retraite, la Directrice Générale
des Services est congédiée, sans motif et sans avertissement préalable, d’une
façon qui n’honore pas notre ville.
Monsieur le Maire, vous
comptiez parce que la loi vous y oblige informer notre conseil de cet évènement
grave en fin de séance, sans explication, sans débat, en catimini. Qu’avez-vous
à nous cacher ? Cette mise à la porte est grave, humainement et
techniquement par la perte de compétences et de la mémoire de la ville qu’il va
provoquer. Alors quel est le crime de Madame le Directeur Générale des
Services ? Sur quel rapport disciplinaire avez-vous décidé de la congédier,
à trois ans de la retraite, une personne qui jusqu’alors paraissait à tous
courtoise, efficace et soucieuse du service public ? Nous avons le droit
de savoir. Les Rognacais ont le droit d’être informés à ce sujet !
Cette décision arbitraire et
sectaire aura des conséquences non négligeables pour notre ville puisque la
législation prévoit le versement d’indemnités lourdes aux fonctionnaires
territoriaux mis à la porte. En gros, notre ville va payer jusqu’à sa retraite
le salaire de Mme XXX qui ne travaillera pourtant plus pour Rognac. Un beau
gâchis sur lequel vous nous devez des explications !
Mesdames, Messieurs,
Voilà le dossier le plus
important de notre séance parce qu’une fois encore il va porter sur notre cadre
de vie et plus exactement sur une nouvelle dégradation de notre cadre de vie.
Cette affaire nous concerne
tous et pourtant qui en a entendu parler ces derniers jours. Une fois de plus,
le manque de transparence prévaut au niveau municipal comme du coté des autres
collectivités concernées tétanisées dès qu’il s’agit d’aborder un dossier
relatif à la Shell.
Le seul argument qui revient
d’ordinaire c’est celui de l’emploi et de sa sauvegarde. Fort bien ! Mais
en ce qui concerne le présent dossier, il n’aura aucune indicence prévue sur
l’emploi local. A l’exception de l’arrivée d’un Directeur hollandais pour la
nouvelle unité pétrochimique, ce qui n’est pas ma première préoccupation, ni la
votre j’imagine, il n’y aura pas de créations d’emplois à la clef de ce projet.
En revanche, il y aura bien des conséquences nombreuses sur notre vie
quotidienne.
De quoi s’agit-il ?
D’augmenter de 33% la
production annuelle des produits Kraton et Shellvis, de 68 à 102 000 tonnes,
d’augmenter les rejets aqueux de 43 % en provenance de l’usine vers l’étang et
d’augmenter de fait la pollution de l’étang de Vaïne dans des propositions
importantes et dont les conséquences sur le milieu aquatique ne sont pas
explicitées par la Shell, d’augmenter par ailleurs la quantité de déchets
produit de 42,3 %, sans parler de la pollution et des risques induits par une
augmentation conséquente, évaluée à 60% du trafic routier de produits
dangereux.
Nous avons eu au sein du
groupe de travail environnement, dont je continue à dire qu’il devrait être une
Commission extra municipale compte tenu de la gravité des sujets abordés, nous
avons eu donc entre élus et techniciens un débat constructif au cours duquel
j’ai dit mon opposition ferme au dossier dans son état. Monsieur l’Adjoint au
Maire a proposé quelques réserves frappées au coin du bon sens, pour autant je
persiste à penser que sur la forme et pour obtenir la prise en compte effective
et sans conditions de nos demandes par la Shell, il convient non pas de dire oui
… mais,
Mais au contraire de dire non…
à moins que …
En effet, en refusant en l’état le projet, nous le bloquons et obtenons qu’il soit reconsidéré à l’aune de nos exigences.
Dans le cas contraire, une
fois encore nous signerons un chèque en blanc au pollueurs et l’expérience nous
enseigne que seul le bras de fer et le contrôle strict des choses ont permis
par le passé d’obtenir, malgré les inévitables considérations de rentabilité,
des améliorations pour la qualité de vie des riverains. Pour mémoire,
souvenons-nous que cet été, malgré les demandes répétées de la Préfecture
auprès des pétroliers de réduction de l’émission des polluants lors des pics de
pollution, l’un d’entre eux qui n’était pas la Shell, a été pris la main dans
le sac alors qu’il n’avait tenu aucun compte des directives préfectorales. Ces
sujets sont trop graves pour que vigilance puisse être prise en défaut.
Dans le même ordre d’idées,
je souhaiterais obtenir de Monsieur le Maire des explications relativement à
l’affaire du malencontreux stade des
Barjaquets, situé dans la zone PPI et en partie dans la zone de danger du dépôt
de carburants.
Comptez-vous arrêter les
travaux dans cette zone à risques et donner à la population des explications
sur les légèretés de ce dossier et notamment sur le processus d’un permis de
construire dans ce zonage ?
GILLES LACROIX